Mot du PDG du CCNB - mois national de l’histoire autochtone et journée nationale des peuples autochtones

19 juin 2020

Dans le cadre du mois national de l’histoire autochtone et de la journée nationale des peuples autochtones du 21 juin, le CCNB désire exprimer sa reconnaissance envers ces communautés qui nous permettent de coexister sur leur territoire traditionnel. Le secteur des Partenariats autochtones fête cette année ses 5 ans d’existence et se concentre à améliorer l’accès à la formation postsecondaire et par ricochet au monde du travail pour la population autochtone du Nouveau-Brunswick.

Habituellement, notre message pour souligner la Journée nationale des peuples autochtones en est un de reconnaissance et d’invitation à la célébration. La situation particulière de cette conjoncture que nous vivons ne se prête pas aux regroupements et à la fête. Les tensions raciales chez nos voisins du sud nous invitent aussi à réfléchir collectivement si nous en faisons assez pour éliminer les iniquités entre différents groupes. En ce sens, les récents décès de deux jeunes autochtones au Nouveau-Brunswick suscite aussi beaucoup de questions.

Les données de Statistiques Canada nous permettent de remarquer des écarts importants entre la condition des communautés autochtones et le reste de la population. Le taux de participation des autochtones aux études postsecondaires est de 21%, soit la moitié moins du chiffre pour le reste de la population. Le taux de chômage dans les communautés autochtones est de 29,9%, près de trois fois plus élevé que le reste de la population. Le revenu médian au Nouveau-Brunswick est de 31 300 $, mais chez les autochtones, ce montant est inférieur de près de 8 000 $.

Tous sont conscients que la pauvreté exacerbe certains problèmes sociaux et contribue à établir des stéréotypes défavorables envers certains segments de la population. L’éducation postsecondaire donne aux individus une solution pour briser ces stéréotypes. Notre mantra au CCNB est que nous sommes là pour ‘changer des vies’. Nous vous encourageons, comme nous, à faire des pas pour mieux comprendre la richesse de la culture et de l’histoire autochtone et à vous engager à réduire les écarts sociaux entre la population autochtone et le reste du Nouveau-Brunswick.

Merci, Wel’alin (micmac), Woliwon (malécite)!

Pierre Zundel, PDG du CCNB